Voyage en Californie, Etats-Unis : « Route de Jack / Jack’s road, 2013 »

MoMA à San Francisco, Etats-Unis, 2013
Impression Digitale Sur Toile, 20 x 30 cm

Une prise de vue à l’escalier du musée MoMA à San Francisco. Elle représente un horizon vertical qui coupe la mer et le ciel imaginaire dont personne sauf moi ne peut s’apercevoir en montant l’escalier à ce moment précis. J’étais assez fatigué d’un malentendu que mon ami américain m’a imposé pendant mon premier séjour de vacances chez lui à San Francisco. Cet horizon « vertical » m’a permis de me transporter dans un univers imaginaire. Une escapade vers une autre réalité qui ne peut exister qu’à travers de l’oeil de photographe, cette lumière qui entre dans une chambre noir s’appelant ‘Caméra Obscura » par un tout petit trou sur le mur qui ressemblait tellement à ma situation de ce malentendu. Je suis souvent sauvé par le bruit de chaque cliché que l’appareil de photo émettait à chaque instant quand la lumière pénétrait dans ma conscience, mais pas par le gong de combat sur un ring de la réalité absurde où se trouvait aucune véritable communication réciproque.

Eden Jung-Wook Park dans une chambre d’hôtel Intercontinental à Cannery Row en souvenir de Steinbeck

Les malentendus de communication sont à l’origine de tragiques épreuves qui jalonnent notre existence. Heureusement il peut arriver qu’une belle rencontre due au hasard ou à la providence nous libère de ce mal qui envahit notre quotidien. Quand le mystère d’une nouvelle rencontre survient dans votre vie, il se produit quelque chose qui nous dépasse : de petits moments énigmatiques, des risques agréables au début. On est transporté dans un espace de temps profondément dérangeant qui nous attire vers une autre vérité. Ce n’est qu’après plusieurs bouleversements inattendus, provoqués par des souffrances et des trahisons, que le sens de cette rencontre se révèle progressivement mais quelquefois aussi comme un éclaircissement soudain. L’amour s’empare de notre être, évoquant les traces d’écrits incrustés sur un papier blanc de plus en plus lourd de pensées. On commence irrésistiblement une escapade infinie vers un horizon imaginaire où la réalité est sans cesse changeante, ponctuée de nouveaux battements de cœur.

Eden Jung-Wook PARK